Archive for the ‘Photos’ Category

Naplouse, Jenin, Tulkarem, Qualquilia…

Jeudi, juillet 22nd, 2010

Vendredi 16 et samedi 17 juillet 2010…

… La region autour de Salfit est simplement magnifique. Le paysage devient plus vert et les collines immenses s’etendent devant nous…

Nous cherchons notre route jusqu’a Sebastia, pres de Naplouse. La-bas nous attends notre hote pour la nuit… Notre chemin nous mene jusqu’a une route barree. Il est pres de 9h00 du soir. Nous croisons la une famille qui cherche desesperement le moyen le plus simple de contourner la foutue barriere…

Nous n’allons pas de ce cote-la. Nous quittons la famille sur les nerfs et arrivons finalement a Sebastia.

10h00, cafe, dattes, the, cafe… Nous sommes accueillis comme des rois… Au fur et a mesure de la soiree des connaissances entre dans le grand salon et s’assoient avec l’assemblee… Nous partons finalement en file de trois voitures pour Naplouse, ou nous finirons cette tranquille et chaude soiree…

Nous ne verrons pas Naplouse de jour et c’est vraiment dommage. Nous partons du petit village ou nous sommes heberges tot le matin. Direction Jenin…

La region au sud de Jenin est tres cultivee. Nous croisons beaucoup de champs et de maraichers. Nous ne restons pas longtemps a Jenin meme… Nous redescendons vers Tulkarem.

Tulkarem : autre ambiance. Entre la ville et le mur, il y a un grand complexe industriel israelien. Ce sont des industries trop polluantes pour les lois israeliennes sur l’environnement. Alors ils les ont mis la, a Tulkarem ou bien sur ca n’emmerde personne. L’atmosphere est plombante, nos rencontres d

Enfin, la Palestine !

Lundi, juillet 19th, 2010

Nous avons pris deux jours ce week-end (vendredi et samedi) pour partir a la decouverte de la Palestine.

Parce qu’effectivement, meme si nous pouvons dire que, depuis 2007, nous connaissons mieux Deheisheh, Bethlehem, que nous avons vu Hebron une fois, nous n’avions encore jamais vraiment parcouru ce pays.

Alors nous avons loue une voiture, avec la ferme intention de nous perdre dans les villages, de rejoindre les villes et de voir. Et ca a ete une experience plus que riche.

...

Direction Ramallah, d’abord… Nous rencontrons la-bas une ancienne participante des ateliers qui y a demenage pour le travail a peine une semaine plus tot.

Puis nous reprenons la route pour Nabi Saleh, un village coinces entre deux colonies. Les habitants y organise des manifestations tous les vendredi depuis que les colons se sont accapare la source au bas de la colline. Un homme du village nous oriente ensuite vers un ami a lui pres de Naplouse pour que nous y passions la nuit…

Nabi Saleh

Pour le moment, on ne nous arrete pas aux check-points, tout va bien…

Nous passons par Salfit et nous remontons ensuite vers Naplouse… C’est assez difficile pour nous etant donne le peu d’indications sur les routes arabes. Les routes construites par les colons passent completement outre les villages et meme les villes arabes. Nous nous arretons a tous les carrefours pour demander notre chemin…

… a suivre, desole …

Work in progress

Dimanche, juillet 11th, 2010

ok, tout va bien. On se comprends avec nos bribes d anglais communs, nos gestes et nos mimiques. Un zoom peut ainsi s’ accompagner d un sifflement allant vers l’ aigu ou le grave. Le langage des images!  Mina parle arabe et nous fait le lien tout en douceur.

Les deux groupes se sont construits. Un le matin, l’ autre l’ apres midi. Celui du matin a decide de faire une fiction portant sur l’ education. L’ apres midi c’est un documentaire sur   l’ eau.

on ecrit,  on boit beaucoup d’ eau, on part dans la rue filmer et on mange des glaces. Et puis on reboit de l’ eau.

Work in progress

Dimanche, juillet 11th, 2010

OK, everything’s fine. Understanding each other is going well with our special arabic-english-french mixed-up language.

Two groups have been set up. One in the morning and the othr in the afternoon. The morning group chose to make a fiction about education while the afternoon group chose to work on a documentary about water issues in deheisheh…

We write, we shoot and drink a lot of water… and drink a lot of water again…

Workshop’s 1rst day

Mercredi, juillet 7th, 2010

Ready now !

First day today ! Let’s begin with small exercises through establishing  short scenes :

We’ve begun discussing already about the projects by groups. 2 groups for 2 projects that we will present to you really soon…

Al-feneiq is seething now and we’re very happy to be back there :)

Accès refusé

Jeudi, juillet 31st, 2008

M. est une jeune fille de 14 ans qui a un problème au niveau du cou. Depuis sa naissance, sa tête penche légèrement sur le côté et ses parents sont allés de docteur en docteur pendant toute son enfance. Le dernier docteur qui habite Béthléem a expliqué à ses parents qu’une injection peut résoudre complètement son problème. Le seul docteur qui fait ce type d’injections se trouve à Jérusalem, à 15 minutes en voiture d’ici… mais il y a le mur. Le mur qui sépare les villes en deux mondes distincts.

 

 

Le père de M. ne peut pas passer le mur, une décision des forces d’occupation l’assigne à résidence dans la zone de Béthléem. La mère de M. a besoin d’une permission pour passer. Une permission qu’il est très difficile d’obtenir et dont personne ne sait quand elle arriverait. Les enfants de moins de 16 ans peuvent normalement passer sans cette permission donc les parents de M. me demandent si j’accepterais d’accompagner leur fille chez le docteur. Il y a de la douleur dans le regard de la mère qui ne peut accompagner sa fille chez le docteur. Elle me donne l’argent nécessaire et l’adresse de la clinique. J’essaie de la rassurer du mieux que je peux. Nous nous rendons au check-point. La dernière fois que M. est allée à Jérusalem elle avait 4 ans. C’est une jeune fille courageuse et j’essaie de la rassurer alors que nous approchons. Nous passons le grillage de l’entrée, les premiers soldats, le tourniquet, le détecteur de métal. A l’intérieur du bâtiment, nous nous retrouvons seules avec des touristes allemands qui nous suivent. De nouveau des tourniquets, nous laissons nos bagages au contrôle. Nous nous présentons pour la vérification d’identité. M. a ses papiers entre ses mains, j’ai mon passeport. Deux soldats d’origine éthiopienne nous attendent, un homme et une femme. La femme jette un oeil à nos papiers derrière sa vitre et déclare immédiatement que je peux passer mais pas M. Mais pourquoi ? Je leur explique que je l’accompagne chez le docteur. Elle est jeune, elle n’a pas besoin de permission. L’homme soldat fait le coup du « bon policier » et nous regarde avec compassion. La femme est raide et déterminée – la fille peut passer sans permission mais uniquement accompagnée d’un de ses parents, si elle est seule elle a besoin d’un « tasrih ». Elle me parle anglais mais le mot magique qu’elle vient de prononcer « tasrih » (permission) est en arabe. Je lui demande ce qu’est un « tasrih ». Elle me répond que la fille le sait. Comme je pose à nouveau la question, j’essaie d’évaluer la situation dans ma tête. Si je commence à être gentille et que j’essaie les quelques mots d’éthiopien que je connais, je vais me sentir terriblement humiliée. Si je suis trop sèche (et je sens l’agressivité qui monte) cela risque d’être dangereux, ils ont encore mon passeport et les papiers de la jeune fille entre leur mains. Je leur dit ce qu’ils savent déjà, que cela va prendre beaucoup de temps pour ses parents d’obtenir une permission et il faut qu’elle passe maintenant. Elle est jeune, elle a le droit de passer. Le « bon soldat » nous regarde à nouveau avec compassion, l’allemand derrière nous est redirigé vers un autre poste de contrôle. Je continue à parler aux soldats à poser des questions. Mais c’est inutile. 
 
Je quitte le poste de contrôle avec M. L’injustice de la situation me heurte de manière répétée. J’appelle son père et lui explique que nous n’avons pas pu passer. Je me sens vaincue et en colère. Une jeune fille de 14 ans est une menace pour la sécurité? Il faut une permission spéciale pour se rendre chez le docteur? Israël veut la paix? Il y a beaucoup de choses que nous savons en théorie sur ce pays. Mais cette année en Palestine, j’ai le sentiment que nous allons en faire l’expérience dans notre chair. Cette fois-ci, il n’y aura pas de statistiques sur le nombre de prisonniers, mais les noms de personnes que nous connaissons. Notre voisin G. qui travaille comme chauffeur de taxi après avoir passé 6 ans en prison a été convoqué aujourd’hui par les autorités d’occupation. Il a été emprisonné à nouveau. Une détention administrative de 6 mois sans accusation claire et avec la possibilité d’un prolongement de la peine. Si vous rêvez d’une Palestine libre, ce sera peut-être votre tour demain.  

Access denied

Mercredi, juillet 30th, 2008

M. is a fourteen year old girl with a muscle problem in her neck. Since her birth her head is slightly bent to the side and her parents have been going from doctor to the doctor since her childhood. The last doctor M. went to is a doctor in Bethlehem who told her parents it might all be fixed with an injection. The problem is: the only doctor who does these injections is in Jerusalem, a 15 min. drive from here…if it was not for the wall. A wall that separates one world from the other. 

M.’s father can not cross the wall, actually he can not move from the area of Bethlehem due to a decision of the occupying forces. M.’s mother needs a permission. A permission which is hard to get and can take as much time as they want. Children under 16 years can pass normally without this formal permission so M.’s parents ask me if I will accompany their daughter to the doctor. There is pain in the eyes of the mother who cannot accompany her little girl to the doctor. She gives me the money necessary and the address of the clinic. I try to reassure her as well as I can.We drive to the checkpoint. The last and only time that M. was in Jerusalem was at the age of 4. She is a strong little girl and I try to reassure her as we walk into the checkpoint. We walk up the fenced entrance, through the first set of guards, the revolving doors, the metal detector. Inside the building we are alone with some german tourists who walk behind us. Another set of revolving doors and we leave our bags for control. We walk up to the identity control. M. has her papers in her hand, I have my passport. Two soldiers of Ethiopian origin are waiting. The woman soldier behind the glass takes a look at our papers and quickly decides. I can pass, M. can not. But why? I’m accompanying her to the doctor, she is young, she does not need permission, I argue. The man soldier plays the role of the good policemen and looks at us compassionately.The woman soldier is stiff and decided – the girl can pass without permission, yes, but only if she is accompanied by her mother or her father. If she is alone she needs a tasrih. She talks to me in English, but the magical word « tasrih » (permission) is in Arabic. What is a « tasrih » I ask? The girl knows, the soldier tells me. As I ask once again the same questions, I try to evaluate the situation in my head. If I’m nice and try the few words in Ethiopic I know, I will feel too humiliated. If Im too stern (and I can feel the aggression mounting) I will get scared, they have my passport in their hands and the girl’s papers. I tell them what they know anyway: her parents will take a long time to get their permissions and she needs to go now. The girl is young and has the right to pass. The « good soldier » looks at us again with compassion, the germans behind me get ushered out of the way to another control post. I keep talking to the soldiers, asking questions. It is of no use.
M. and me walk out of the control post. The injustice of the situation hits me over and over again. I call her father telling him we did not make it. I feel defeated and I feel anger. A 14 year old girl is a security threat? A visit to the doctor needs a special permission? Israel wants peace?There are many things about this country we know, theoretically. This time around in Palestine, I have the feeling we are going to experience everything on our skin. This time there will be no statistics about the number of prisoners, but names of people we know. Our next door neighbour, G. who works as a taxi driver after spending 6 years in prison, was convoked today by the occupying authorities. He has been detained again. Administrative detention: 6 months without an accusation and with a possible renewal. If you dream of a free Palestine, it might be you detained tomorrow. 

Projection et virus

Mercredi, août 22nd, 2007

L’atelier s’est terminé officiellement hier avec la projection de nos films. Nous avons bu un coup et salué tout le monde puisque notre aventure tire à sa fin.

Après la projection nous sommes retournés à la salle informatique et nous avons permis à un jeune français de connecter sa caméra ce qu a eu pour résultat de véroler notre ordinateur qui restait désespérément éteint. Grâce au partitionnement du disque dur nous n’avons perdu aucune donnée mais notre second ordinateur a aussi été infecté puisque le virus était passé par une clef USB. Nous avons travaillé pendant 5 heures pour rétablir la situation.

Ici, une de nos clef USB légèrement traumatisée par les événements et maraboutée par un bracelet palestinien.